Sous les mers

L’exposition est le fruit du travail de deux célèbres photographes sous-marins, David Doubilet et Paul Nicklen. Le premier sillonne les mers du monde au grès de ses rencontres subaquatique tandis que le second s’est plus spécialisé dans les eaux froides des pôles.


Avis aux amateurs, les photos sont d’un autre level que celles que j’ai prise avec ma coque iPhone imperméable sur la plage de Biarritz. Là anguilles et dauphins, côtoient requins et léopards des mers.  C’est aussi l’occasion de comprendre comment nos activités humaines affectent ces espèces.

 

Sur cette récente photographie prise par David Doubilet, on y voit un plongeur encerclé par un banc de barracudas (le poisson) au large des îles Galápagos. Il aurait été difficile de prendre cette photographie à la fin des années 90. En 1997 le phénomène el Niño a durement modifié les courants, perturbant la chaine alimentaire. La faune maritime s’en est trouvée décimée. Des espèces locales ont perdu près de la moitié de leur population. Le phénomène el Nino existe depuis des millénaires mais les scientifiques estiment que le réchauffement climatique en intensifie la violence.

Bref quand on rentre dans cette exposition on est d’abord frappé par la beauté des espèces évoluant dans leur habitat naturel. Mais très vite un petit texte nous explique pourquoi et comment nos activités humaines les menacent.

Là je m’adresse particulièrement à ceux se sentent plus à l’aise de nager avec une autre personne. On se dit que si un requin arrive ce sera une chance sur deux ^^.  Oui le requin blanc est terrifiant mais il ne s’attaque que très rarement à l’homme et souvent par erreur (mais il s’excuse toujours). En soit on a plus de chance de mourir frappé par la foudre plutôt que déchiqueté par les dents étonnamment blanches du requin.

100 millions de requins sont capturés chaque année ce qui menace considérablement la répartition de cette espèce. On est passé de 15 espèces menacées en 1996 à plus de 180 espèces. A ce rythme là on court vers la catastrophe écologique étant donné que les requins sont essentiels à la régulation des autres poissons.

Sur cette série de photos prise par le photographe Paul Nicklen on peut y admirer un autre super prédateur cette fois ci du continent Antarctique. Du fait peut être de l’éloignement de son habitat naturel avec celui des hommes, le léopard des mers n’est pas considéré comme menacé.

Sur cette photo de David Doubilet, on peut voir la mer prendre la couleur du sang des dauphins massacrés par des pêcheurs japonais.

Avis aux passionnés de photos, d’art ou de plongée sous-marine n’hésitez pas à aller faire un tour par le musée de la marine à Bordeaux. Personnellement, j’en suis sorti émerveillé par la beauté des fonds marins mais également interpelé par l’urgence de trouver une solution, un équilibre entre activités humaines et monde animal.

 

 

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Infos pratiques :

Jusqu’au mardi 30 avril 2019

Ouvert tous les jours, sauf le mardi, le 1erjanvier et le 25 décembre
De 10h à 18h du lundi au vendredi
De 10h à 19h le week-end
Dernier accès aux caisses 30 minutes avant la fermeture

Musée mer marine

89 rue des Étrangers, 33300 Bordeaux

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