Isadora Duncan par Jules Grandjouan

Cette exposition « Isadora Duncan par Jules Grandjouan » a attiré mon attention pour une raison particulière. Ce n’est pas une exposition entièrement dédiée à la danseuse Californienne Isadora Duncan, de renommée internationale, et ce n’est pas non plus une exposition du travail du peintre Jules Grandjouan. Ce qui est présenté ici est un art à plusieurs dimensions. C’est la fascination qu’avait le peintre Nantais pour la danseuse américaine qu’il admira pour la première fois en 1903 lors d’une représentation à Paris. Et depuis cette date, l’artiste n’a cessé d’essayer de transmettre l’élegance de la danse d’Isadora sous toutes ses coutures, en peignant, dessinant, et même en s’essayant à la poésie.

 

De plus, cette exposition est assez representative de la ville de Nantes ou plus de 80 œuvres et documents de l’artiste sont aujourd’hui stocké, à propos de son amitiée pour la danseuse : à la bibliothèque municipale, au Château des ducs de Bretagne, au musée d’histoire de Nantes et au musée d’arts de Nantes.

 

« Voila la première loi pour l’étude de la danse : étudier les mouvements de la nature » déclarera la pionnière de la danse moderne. Elle prône la simplicité en dansant souvent vêtue d’une simple tunique grecque, pieds nus sur la scène.

 

La symbolique grecque est très présente dans l’art de Duncan, et en conséquence, le peintre essaye de retranscrire au mieux cette présence.

Il est également possible de voir une vidéo d’Isadora, ce sont les seules images filmées qui existent d’elle. Bien qu’Isadora appréciait être représentée en peinture ou en sculpture, elle estimait que le cinéma et les photographie trahissait la vérité de ses mouvements

L’étendue du travail de Jules Grandjouan est imposante. Et cela est mis en avant au cours de l’exposition . « La rencontre avec Isadora a complétement changé mon art et ma vie », c’est sous cette citation de Jules que nous pouvons voir 32 représentations de la danseuse dans diverses positions, avec uniquement 2 couleurs: le corps et les drapés en or sur un fond bleu. C’est un agencement artistique qui présente l’avantage de pouvoir être admiré de loin autant que de près.

 

Cette exposition a pris fin en Avril, mais il est possible de retrouver le travail de ces artistes à Paris avec « Grandjouan dessine Duncan » , CND, 1, rue Victor-Hugo, Pantin (Seine-Saint-Denis). Tél. : 01-41-83-98-98. De 12 h 30 à 19 heures. Entrée libre. Jusqu’au 24 juin 2019.

 

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